La Reprise du Sport chez le sujet sédentaire

 

I. Introduction

La part du sport, dans la société contemporaine, n’a cessé de progresser, passant d’une pratique personnelle et de loisirs à un phénomène social de grande ampleur. Les évènements sportifs de Haut Niveau sont suivis en masse à la télévision ou sur la toile. L’audience mondiale de la dernière finale de la Coupe du Monde de football s’est élevée à 3,2 milliards de téléspectateurs. Ce qui reste inférieur aux Jeux Olympiques de Londres (3,6milliards), mais supérieur à la Ryder Cup (750 millions), le Tour de France (plus d’un milliard), ou encore la finale du Super Bowl (500millions). Cependant dans le même temps, le nombre de maladies métaboliques, cancers, cardio-vasculaires augmente chaque année. Depuis les trente dernières années, la progression du surpoids et de l’obésité a été conséquente, générale et rapide. Selon une étude publiée dans la revue médicale « The Lancet », une personne sur trois dans le monde est obèse ou en surpoids.
Entre 1980 et 2013, la proportion d’obèses dans le monde, c’est à dire des personnes ayant un indice de masse corporelle (IMC) supérieur à 25, a augmenté de 27,5% chez les adultes et de 47 % chez les enfants de moins de 20 ans.
Dans les pays développés, les hommes sont plus touchés par ce phénomène, et le taux d’obésité diffère selon les tranches d’âges. A 55 ans, deux hommes sur trois sont en surpoids et près de 25% des jeunes sont touchés dans les pays développés. En Europe, selon cette même étude, 19%3 des Français sont obèses, 21,9% des Allemands, 24,5% au Royaume-Uni, 12,7% aux Pays Bas.

Le surpoids et l’obésité dans le monde en 2013, hommes et femmes confondus. (THE LANCET/VIZHUB.HEALTHDATA.ORG)
L’ampleur du phénomène doit nous alerter, et nous faire prendre conscience de nos habitudes, et des dangers immédiats ou à long terme qu’elles font courir à notre santé ou celle de notre entourage. En effet, les principaux facteurs qui expliquent l’augmentation de l’obésité et du surpoids, ainsi que les conséquences sur notre santé, sont bel et bien connus par la médecine.

 

II. L’épigénétique : élément central de compréhension et d’action.

1. Définition : (selon l’INSERM) :

« Alors que la génétique correspond à l’étude des gènes, l’épigénétique s’intéresse à une « couche » d’informations complémentaires qui définit comment ces gènes vont être utilisés par une cellule… ou ne pas l’être. En d’autres termes, l’épigénétique correspond à l’étude des changements dans l’activité des gènes, n’impliquant pas de modifications de la séquence d’ADN et pouvant être transmis lors des divisions cellulaires. Contrairement aux mutations qui affectent la séquence d’ADN, les modifications épigénétiques sont réversibles ». 
Les modifications épigénétiques sont induites par l’environnement au sens large : la cellule reçoit en permanence toutes sortes de signaux l’informant sur son environnement, de manière à ce qu’elle se spécialise au cours du développement, ou ajuste son activité à la situation. Ces signaux, y compris ceux liés à nos comportements (alimentation, tabagisme, stress…) peuvent conduire à des modifications dans l’expression de nos gènes, sans affecter leur séquence.

NB : Le phénomène peut être transitoire, mais il existe des modifications épigénétiques pérennes, qui persistent lorsque le signal qui les a induites disparaît.

 

2. Comment cela se traduit dans notre vie quotidienne ?

Contrairement aux générations passées, la majeure partie de notre temps est occupée par une succession d’activités sédentaires, activités de bureau, déplacements en voiture, télévision, position assise. Nous vivons également une période d’abondance alimentaire, grâce notamment aux supermarchés, réfrigérateurs, restaurants, où les principales sources d’alimentation s’éloignent de celles fournies par la nature. Les produits de l’industrie agroalimentaires tels les plats préparés, gâteaux, produits transformés, ne sont pas adaptés aux besoins de l’organisme, ils sont souvent trop sucrés, trop salés et pauvres en nutriments essentiels. Tous ces comportements ont une répercussion sur notre corps à travers l’épigénétique.

 

Exemples avec quelques produits du quotidien :

Ces céréales pour enfants, vantées dans les publicités pour leurs apports nutritifs contiennent toutes entre 30 et 35% de sucre.

L’exemple suivant comporte 43% de sucre. C’est-à-dire que les 4/10 du paquet sont composés de sucres rapides. Pas sûr que cela apporte suffisamment d’énergie à l’enfant et que cela soit bénéfique pour son pancréas. Cela aurait plutôt tendance à entrainer une forte sécrétion d’insuline afin de contrer cette hyperglycémie. Entrainant une hypoglycémie réactionnelle (baisse de quantité de glucose dans le sang, pourtant élément nutritif principal du cerveau). Avec pour conséquence sur le long terme, une fatigue du pancréas et un possible diabète.

 

 

  • Exemple de produits transformés ou plats préparés :

Jambon d’une marque célèbre : contient du sucre afin de stimuler les papilles et tromper le cerveau, ainsi qu’une grande quantité de sel. En effet une seule tranche représente plus d’1/4 des recommandations de l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) qui ont été fixés à 4 à 5g de sel par jour chez un adulte en bonne santé.
Tous ces produits contribuent à faire exploser la consommation moyenne par habitant à hauteur de 10 à 12g/jour. Cela a une incidence directe sur le fonctionnement du système cardiovasculaire.

Pour plus d’informations vous pouvez lire l’article suivant de l’OMS.
http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs393/fr/
On comprend bien ici la différence avec les habitudes de vie des générations passées, qui se nourrissaient de fruits et légumes frais, se déplaçaient à pied, travaillaient dans les champs, et parfois subissaient les mauvaises récoltes et des périodes de jeûne. L’alimentation fera l’objet d’un article prochain sur les « cafés de l’ostéopathie », dans lequel vous comprendrez l’importance d’une alimentation équilibrée (et saine), et les avantages que votre corps peut en tirer. La présence accrue de calories dans les aliments ne doit pas être votre seule préoccupation. Au-delà de l’équilibre de la balance calorique, notre corps a besoin de nombreux nutriments pour bien fonctionner.
Comme disait Hippocrate, médecin grec du 4ème siècle av. J.C. : « Que l’alimentation soit ta première médecine ». Il est important de consommer les aliments que nous a toujours offerts la nature. Les nombreuses années d’évolution ont façonné nos gènes en accord avec les lois de la nature, non en obéissant à celles de l’industrie agroalimentaire. Nous devons redevenir acteurs de notre santé, de notre alimentation et de nos vies.

 

III. L’importance d’une activité physique régulière

Au regard de ces différentes informations, la pratique d’une activité physique régulière semble être un maillon essentiel dans le maintien de notre santé. Ici le but n’est pas de faire un cours complet sur les modifications et adaptations physiologiques du corps à une activité sportive. Nous allons seulement essayer de comprendre ce que le sport a à nous offrir.
Lorsque nous réalisons une activité physique, les différents systèmes physiologiques du corps humain vont s’adapter afin de permettre au corps d’apporter aux muscles l’énergie nécessaire aux différents gestes et déplacements sportifs. C’est la raison pour laquelle, à l’effort, on observe par exemple une augmentation de la fréquence cardiaque, une augmentation de la consommation d’oxygène, une augmentation du débit sanguin.

 

1. Effets positifs du sport sur la santé : (liste non exhaustive) :

Le sport présente de nombreux effets positifs immédiats et à long terme :
– Stimule et améliore les capacités pulmonaires et cardiaques : régulation tension artérielle, prévention des maladies cardio-vasculaires, augmente le retour veineux…

– Consommateur de calories pendant et après l’effort : permet de rééquilibrer la balance entre les apports et les dépenses caloriques en augmentant les dépenses journalières :

Métabolisme de base + Activité physique = Energie dépensée par jour.

NB : Notre corps a besoin d’énergie pour vivre. Les aliments nous apportent de l’énergie sous la forme de trois types de macronutriments : les protéines, les glucides, les lipides. 1 gramme de chacun de ses macronutriments n’est pas pourvoyeur du même nombre de calories (1g de protéines =4kcal….).

C’est-à-dire que l’on va grossir lorsque l’on assimile plus de calories que sa dépense d’énergie quotidienne. Cela peut se traduire de cette façon là :

Calories apportées par l’alimentation en une journée > E dépensée par jour.

Et lorsque l’on mange moins de calories que ses besoins, on mincit :

Calories apportées par l’alimentation en une journée < E dépensée par jour.

NB : Au-delà de cet aspect quantitatif de l’alimentation, il faut veiller à préserver son aspect qualitatif qui, lui, a un impact direct sur la santé. Afin d’illustrer ces propos, prenons l’exemple d’un Bic Mac (représentant 500kcal). Le métabolisme total moyen d’un adulte étant d’environs 2500kcal, une personne moyenne pourra stabiliser son poids en mangeant 5 Big Mac par jour. Mais se créeront de nombreuses carences, comme l’explique bien le film Super Size Me de Morgan Spurlock (2004).

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=56838.html

– Le sport permet également la sécrétion d’endorphine par le cerveau. L’endorphine est en effet secrétée par l’hypothalamus et l’hypophyse pendant la pratique de sports d’endurance (course à pied, natation, fitness, steps, handball, football…). Son taux dans le sang peut être 5 fois supérieur à la valeur de repos pendant et également après l’effort.

Cette hormone est une hormone dite du « plaisir » car sa libération provoque différents effets positifs :

  • Euphorisant : procure du plaisir
  • Anxiolytique : diminue le stress, permet de se vider la tête
  • Antalgique : diminue les douleurs corporelles
NB : Les sportifs sont très attachés au sentiment de bien-être et de plaisir que procure l’activité sportive. En 1976, William Glasser inventa d’ailleurs le concept « d’addiction positive » pour décrire ce phénomène. Concernant mon expérience au cabinet d’ostéopathie, il n’est pas rare de rencontrer des patients qui viennent de se mettre au sport depuis quelques mois et qui découvrent cette sensation. Cela entraine souvent, par manque de connaissances dans le domaine sportif, un surentraînement et l’apparition de blessures, car leur esprit leur demande de retourner s’entrainer alors que le corps, anciennement sédentaire, n’est pas encore prêt à supporter cette nouvelle charge d’entrainement importante. L’arrêt ou l’abandon de l’activité sportive est alors nécessaire .

Il est donc primordial afin d’éviter les blessures et de ne pas couper ce nouvel élan que vous avez pour l’activité physique, de commencer le sport progressivement. Il ne s’agit pas d’aller courir 3 fois 45 minutes la première semaine.

2. Les erreurs fréquentes à éviter :

Comme vous l’avez compris, la reprise d’une activité physique s’inscrit ici dans une vision plus globale de l’organisme. Le sport peut nous apporter beaucoup, mais encore faut-il le pratiquer de manière adaptée à nos besoins personnels, nos capacités, et notre emploi du temps.

Le but principal étant de stimuler, de manière positive, l’épigénétique de l’organisme afin de contribuer à l’état de santé, il est important que cette activité puisse se perpétuer. Pour cela, certaines règles sont à respecter afin d’éviter les blessures et donc l’arrêt du sport.

  • Reprise d’une activité physique trop rapide avec enchainement des entrainements sur un corps non entrainé.
  • Utilisation d’un matériel non adapté à mon niveau de pratique ou à ma morphologie (chaussures, machines de musculation, raquettes, skis…)
  • Sport associé à une mauvaise alimentation : une alimentation acidifiante aura une répercussion sur l’état tissulaire. Cela peut augmenter par exemple le risque de pathologies inflammatoires comme les tendinopathies.
  • Manque d’hydratation : Le corps est composé en moyenne de 65% d’eau, il est primordial de la renouveler. Cela permet également de stimuler l’élimination rénale.
  • Avoir des comportements à risques : Tabagisme, Régimes hyperprotéinés, etc…
  • Se concentrer uniquement sur la perte de poids, et juger les résultats sur une période à court terme.
  • Manque d’accompagnement par des professionnels qualifiés (entraineurs DE, ostéopathes D.O, Chiropracteurs, Kinésithérapeutes DE…)
    NB : Il faudra d’ailleurs faire une visite médicale chez votre médecin traitant pour qu’il vérifie certains aspects de votre santé afin de vous déclarer apte à la pratique sportive

 

3. Les bonnes habitudes :

Tout d’abord il faut savoir les raisons qui nous poussent à commencer l’activité physique. Nos motivations peuvent être diverses mais doivent rester personnelles (rencontrer de nouvelles personnes, peur de vieillir, perdre du poids, s’amuser, réaliser un objectif sportif, retrouver un équilibre corps-esprit…). Peu importe ce qui nous pousse à franchir le pas aujourd’hui, l’important est de garder à l’esprit que nous agissons pour nous. Il ne s’agit pas de faire plaisir à ses enfants ou son conjoint. La prise de conscience des conséquences de nos actions quotidiennes sur notre état de santé, est essentielle à son maintien, et à l’équilibre entre le corps et l’esprit. C’est grâce à elle que nous pouvons faire un choix libre et avoir une motivation suffisamment importante pour supporter les effets secondaires « d’une relance de l’organisme » par l’activité physique (courbatures, fatigue, douleurs articulaires…). Malheureusement il nous faut souvent un signal fort du corps (dépression, cancers, ulcères…) pour comprendre qu’il est essentiel pour nous d’en prendre soin et de sortir de nos habitudes, nos croyances, nos dénis…
La notion la plus importante est donc la notion de plaisir. C’est le plaisir et la conviction qui vous aideront à changer vos habitudes et à « prendre le train » des sportifs réguliers.

  • Choisir une activité physique ou un sport en adéquation avec nos envies :

                    – Sport en salle/activités plein air

                    – Avec ballon/sans ballon

                    – Seul/ en groupe

  • Pratiquer des étirements : voir l’article de Arnaud Gea sur le site « les cafés de l’ostéopathie ».
  • Améliorer son alimentation : permet d’apporter les nutriments nécessaires, respecter l’équilibre acido-basique de son corps.
  • Bien dormir et respecter des périodes de récupération.
  • Se déplacer à pied ou en vélo pour nos activités quotidiennes. En effet la marche a de nombreuses vertus. Contrairement à la course à pied, les contraintes mécaniques qui s’exercent sur les articulations sont moins importantes.
  • Bien s’hydrater avant, pendant et après le sport. Le sport entraine une déshydratation causée par la sueur (qui permet de réguler la température corporelle). La perte d’eau dépend également de la température atmosphérique et du taux d’humidité.
    NB : Il faut s’hydrater avant de sentir la sensation de soif.

 

 

 

III. Programme de reprise d’activité physique :

 

En gardant à l’esprit que la personne sédentaire a besoin d’une période de reprise en douceur avant de commencer la course et afin de permettre au corps de se renforcer progressivement, nous pouvons imaginer une philosophie de travail comme décrit ci-dessous. Dans un souci de cohérence, nous vous proposons deux programmes différents. Le premier est adapté aux personnes qui n’ont jamais pratiqué la moindre activité physique de manière régulière. Le second sera plutôt adapté aux personnes sédentaires ayant eu un passé sportif et qui souhaitent reprendre en douceur. Il aura pour objectif de vous remettre en condition pour une pratique plus spécifique, comme le tennis entre amis, la reprise d’un sport collectif comme le handball, le football, ou simplement les sports de nature comme le trail.

 

Programme 1 : Comment commencer une activité sportive ?

 

  • Semaines 1 à 4 : Reprise de la marche, 1 à 3 fois par semaine, entre 30 min et 2h. Avec une sortie de vélo de temps en temps.

 

  • Semaines 5 à 8 : Marche nordique à l’aide de bâtons, on essaie d’augmenter l’intensité ou la durée en fonction de notre niveau 2 à 4 fois par semaine.

  • Semaines 9 à 12 : Marche nordique associée à un travail de renforcement musculaire (squat à vide, fentes, gainage, …. ) L’idée est de préparer le corps à supporter les chocs provoqués par la course.

                                  5 fois 10 à 30 squats                                          5 fois 10 fentes par jambes

 

Faites attention dans le choix des exercices, afin de ne pas faire souffrir le dos, les genoux.

NB : Un programme doit se faire au cas par cas. Il n’est pas possible de proposer un entrainement précis. C’est la raison pour laquelle je vous conseille de vous faire encadrer dans cette démarche. Aux exercices récemment cités vous pouvez ajouter un peu de corde à sauter (moins de 15 secondes pour commencer), d’autres exercices de gainage, exercices avec swiss ball ou TRX. Vous pouvez trouver plus de renseignements dans le pdf présent au bas de cette page : https://www.mobilesport.ch/actualite/cahier-pratique-42-swissball/
  • Semaines 13 à 16 : 2 séances de marche nordique associées avec une séance de course fractionnée : après vous être échauffé en marchant, vous pouvez courir 5 à 10 min, puis faire 1 série de 6 fois 30 secondes de course rapide entrecoupée d’une minute de récupération , puis continuer en essayant d’égaliser le temps de travail au temps de récupération (ex 6×30/30 ou 4x1min/1min)

Vous devez également continuer les séances de renforcement musculaire, en diversifiant les exercices, en augmentant le nombre de séries ou le temps de travail. Voila quelques exemples ci dessus.

  • Semaines suivantes : Rester entre 2 et 3 séances par semaine, dont une en marche nordique et une séance de course en fractionnée. La troisième séance est au choix (renforcement, course en fractionnés ou marche nordique). Vous pouvez désormais augmenter l’échauffement (20 min) puis la difficulté de la séance de fractionnés en faisant une deuxième série ou en augmentant votre vitesse. Ne réduisez pas le temps de récupération, il fait partie intégrante de la séance. Il vous est possible de
    répéter par exemple 2x 6 à 8 courses de 30/30 ou 2x 4 à 6 courses de 1min/1min. Entre les 2 séries, prenez une période de récupération de 5 à 8 minutes.
    Vous pouvez ajouter une troisième série si vous progressez et ne vous sentez pas fatigué.
NB: Essayer de varier les séances, les allures de courses et les circuits.
En effet on peut très bien imaginer des séries en côtes afin de travailler différemment ou vous pouvez aussi rester sur ce type de séance en augmentant l’allure.

 

Exemples d’exercices à éviter chez le sujet non entrainé:

Diverses raisons peuvent l’expliquer :
– Travail ciblé sur le psoas iliaque au lieu des abdominaux.

– Flexion lombaire lors du mouvement favorisant une usure des disques intervertébraux. – Abdominaux « hyperpressifs » qui augmentent la pression intra-abdominale et favorisent l’incontinence urinaire, descente d’organes…

Pour plus d’informations, vous pouvez aussi lire le livre de Bernadette de Gasquet : Abdominaux, arrêtez le massacre. L’auteur présente diverses façons de travailler les abdominaux sainement et dans nos activités quotidiennes. Il est en effet primordial d’aspirer votre nombril lors des exercices afin de muscler les muscles profonds notamment le transverse de l’abdomen.

https://www.fichier-pdf.fr/2012/10/19/abdominaux/
https://orthopedie-pour-tous-vos-douleurs.com/les-abdominaux-autrement/

 

Suite à cette période de reprise, vous avez récupéré quelques capacités cardio-pulmonaires, musculaires et mentales. Vous pouvez être fier d’avoir réussi à mettre le pied à l’étrier. La reprise est le moment le plus difficile, et vous y êtes arrivés. Vous pouvez désormais continuer sur votre lancée et essayer le second programme qui aura pour but de vous préparer à de nouveaux défis (Trails courts, course de 5km, course de vélo de 15km, longues randonnées en montagne…) Vous pouvez également vous inscrire dans un club afin de faire partie d’un groupe d’entrainement ou simplement continuer ce second programme afin de passer à un autre niveau de pratique.

 

Programme 2 : Comment se remettre au sport après un arrêt de plusieurs années ?

Pour ce second programme, nous partons de l’idée que vous avez un passé sportif et que votre corps garde en mémoire ce que vous avez accompli auparavant. Il a besoin que nous le stimulions de nouveau afin qu’il remette en service ses capacités d’adaptation à l’effort, longtemps oubliées.

NB : La 4ème semaine de chaque cycle étant toujours une semaine allégée avec 1 séance de moins et des séances plaisir, sans contrainte. Le vélo peut être remplacé par une séance de natation en sachant que cette pratique ne prépare pas à une reprise de la course à pied mais a l’avantage de solliciter le système cardio vasculaire et les membres supérieurs de manière plus importante (moins de traumatisme sur les articulations de la cheville et du genou).

 

  • Cycle 1 : Semaines 1 à 4

1 séance de vélo de 45mn à 1h
avec 20 à 30 minutes d’exercices gainages + abdos + souplesse en alternance.

  • Cycle 2 :Semaines 5 à 8

Séance 1 : Sortie à vélo de 1h + abdos / gainage / souplesse.

Séance 2 : 1 sortie footing de 30mn + renforcement des membres supérieurs (dorsaux / lombaires / épaules / pectoraux).

Séance 3 :1 sortie footing 15mn + renforcement des membres inférieurs squat + fentes + éducatifs de course + travail en escalier.

  • Cycle 3 : Semaines 9 à 12

Séance 1 : 1 sortie footing de 30mn + fractionné type 30/30 ou 1mn/1mn sur un volume de travail d’environ 15mn + abdos + gainage + souplesse.

Séance 2 : 1 sortie footing de 30mn + abdos + gainage + souplesse.

Séance 3 : 1 sortie footing 15mn + renforcement des membres inférieurs squat + fentes + éducatifs de course + travail en escalier + reprise de petit travail pliométrique.

NB : Possibilité d’ajouter un footing ou une sortie vélo en séance 4.
  • Cycle 4 : semaines 13 à 16

Ce cycle doit permettre à la personne de se rapprocher de son objectif : reprise d’une activité plus spécifique comme la course à pied, les sports collectifs, ou du début de réathlétisation (période d’entrainement permettant au sportif de revenir à un niveau compétitif).
Séance 1 :1 sortie footing 15mn + fractionné avec temps d’effort de 30s à 1mn pour un volume de 20mn + abdos + gainage + souplesse.

Séance 2 : 1 sortie footing de 45mn dont 10 à 15mn sur un bon rythme + renforcement des membres supérieurs (dorsaux / lombaires / épaules / pectoraux).

Séance 3 : 1 séance de renforcement sur membres inférieurs avec un accent pliométrique pour retrouver du dynamisme, bondissements légers de toutes sortes.

Séance 4 : 1 séance de récupération en sortie vélo avec souplesse.

Voilà, nous en avons terminé avec le second programme d’entrainement. Mais je vous le rappelle, ce programme n’en n’est pas un. Il ne fait office que d’exemple afin de transmettre quelques idées importantes mais il ne remplace pas un programme personnalisé fait pas un préparateur physique BE qui pourra vous corriger directement pendant votre pratique.

Allyson Felix at the 2012 London Olympics Games

IV Place de l’ostéopathie:

L’objectif de cet article était de vous accompagner dans votre reprise d’activité sportive. Nous étions obligés d’aborder sommairement certains aspects alimentaires, mécaniques, physiologiques, afin de vous permettre de comprendre les enjeux d’une reprise d’activité physique tout en minimisant le risque de blessures et mettre toutes les chances de votre coté.
Vous disposez maintenant de quelques clés pour être les principaux acteurs de votre santé, et de votre vie. Le sport sera désormais un allié non négligeable dans votre parcours de vie, et vous retrouverez un équilibre intérieur, tant sur le plan psychologique que physique.
Le travail de l’ostéopathe dans cette démarche est surtout pédagogique, afin d’éviter les erreurs fréquemment commises, susceptibles de déséquilibrer l’organisme et d’entrainer des douleurs. Tout ostéopathe, meilleur soit-il, ne peut rien contre des abdominaux mal réalisés quotidiennement, un mauvais équipement ou une ergonomie au bureau ou en voiture.
Et lorsque ces aspects seront bien identifiés, l’ostéopathe pourra alors vous accompagner également, grâce aux diverses techniques de soin qu’il utilise. Son objectif sera de redonner de la mobilité aux tissus concernés par une restriction de mobilité. Cela pourra concerner une articulation, un organe, un muscle, un fascia ou un système entier. Cette perte de mobilité a une incidence directe sur votre état de santé, puisqu’elle réduit les capacités d’adaptation de votre corps aux contraintes mécaniques. Une prise en charge ostéopathique est donc essentielle dans cette période de reprise d’activité physique, mais également dans l’accompagnement général des sportifs de tous niveaux.

Voila une vidéo qui résume bien la place de l’ostéopathie dans le maintien de la santé.
Je vous souhaite une bonne reprise en douceur, prenez soin de vous.

Loïc Aumont, Ostéopathe D.O. Prise en charge du sportif de Haut Niveau.

Travail en collaboration avec Benoit Constant, Diplôme Européen en préparation physique, Maitrise Staps mention entrainement, et entraineur d’athlétisme au niveau national (dont Assadilah Karani, champion de France 200m Junior en Salle 2016, 4ème 60m. Ainsi qu’une Dixaine de finalistes au championnat de France Cadets, Juniors, Espoirs, Sénior, Masters dans leurs disciplines respectives. Et Salima Jamali finaliste et demi finaliste, championnat de France Elite sur 100m et 200m, ainsi qu’une 5ème place au Championnat de France Indoor Elite)
Loïc aumont

Loïc aumont

Ostéopathe D.O formé au Collège Ostéopathique Aix Marseille, école agréée en 6 ans. Après 9 ans de pratique en athlétisme, j'ai intégré le pôle espoir de Handball de Chambery, puis en 2007 nous avons été Champions de France -18ans. Longtemps accompagné par des ostéopathes, c'est maintenant mon tour d'aider les sportifs de Haut niveau dans leur recherche de performance ( Athlétisme, Judo, Ski, Hockey...) Je crois en la potentialisation des connaissances et aime m'enrichir de toutes expériences. Le travail au sein d'une équipe pluridisciplinaire me plait et est primordiale afin de prendre en charge le patient dans sa globalité.
Loïc aumont

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